Institut du Champ freudien

sous l’égide du Département de Psychanalyse - Université de Paris VIII

et de l'Ecole de la Cause freudienne, association reconnue d'utilité publique

SECTION CLINIQUE DE NICE Session 2017-2018

Association Uforca-Nice pour la formation permanente

Une pratique éclairée

Site en cours de modification

01.07.2017

Conformément
à ce qui fut fait jadis sous la direction
de Lacan,

nous procéderons

pas à pas

Prologue de Guittrancourt

Jacques-Alain Miller, le 15 août 1988

 

Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyste y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve ? – D’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967). A cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème (2) (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation : le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique ; L’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, et pour tous – et c’est là que l’analyse rencontre l’Université.

L’expérience se poursuit en France depuis quatorze ans ; elle est à l’origine de la création de plusieurs Sections cliniques (et Antennes) en France et en Europe.

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.

— Il est universitaire; il est systématique et gradué ; il est dispensé par des responsables qualifiés; il est sanctionné par des diplômes.

— Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse. L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher —et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.

— Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné - le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : Il dépend d’eux; il sera guidé et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essaient à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : Puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est à dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle.

Il commence par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est à dire un savoir qui se démontre ; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique ; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’hystérie).

Les présentations cliniques viennent étoffer cet enseignement.

Conformément à ce qui fut fait jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas.

 

Section clinique de Nice

25, Rue Meyerbeer 06000 Nice — 04 93 88 85 16 – philippe.de-georges@wanadoo.fr

 

LIENS EXTERNES

Association de la Cause Freudienne - Estérel-Côte d'Azur : www.acfeca.wordpress.com

Association Mondiale de Psychanalyse : www.wapol.org

Département de Psychanalyse Paris VIII : www.ufr-sepf.univ-paris8.fr

Ecole de la Cause freudienne : www.causefreudienne.org

Lacan Quotidien : www.lacanquotidien.fr

Université Populaire Jacques Lacan : www.lacan-universite.fr