Institut du Champ freudien

sous l’égide du Département de Psychanalyse - Université de Paris VIII

et de l'Ecole de la Cause freudienne, association reconnue d'utilité publique

SECTION CLINIQUE DE NICE Session 2018-2019

Association Uforca-Nice pour la formation permanente

Le sans pareil
en psychanalyse

Le sans pareil en psychanalyse

Signes discrets, divins détails et choses de finesse

 

Il y a une clinique à grands traits. C’est celle que justifie le repérage sur la mise en fonction du Nom-du-père, ou son rejet. D’un côté, conjoncture de déclenchement, trouble du langage, hallucinations, délire, passages à l’acte éventuels ; de l’autre, névrose infantile, historisation, refoulement, symptômes chiffrés, construction d’un fantasme dialectique : soit une logique binaire permettant de se repérer dans la structure, en préalable à tout traitement. Cette clinique se prête au mathème.

 

Mais l’évidence s’est vite fait jour que l’expérience, en particulier dans les cures, donne lieu à des manifestations moins spectaculaires, moins bruyantes et surtout souvent moins tranchées. D’où l’intérêt pour les détails subtils et parfois peu visibles, les signes discrets, c’est-à-dire à la fois cachés et discriminants et les choses de finesse qui révèlent la diversité et la complexité des cas. « La finesse, c’est ce qu’on met en jeu quand le concept défaille ». « Les choses de finesse sont celles qui ne se démontrent pas selon la géométrie ». Le plus infime trait s’avère être une signature.

Ces indices permettent de s’orienter quant au diagnostic, mais aussi de porter l’attention la plus vive à la singularité des cas, qui fait de chaque sujet engagé dans le dispositif analytique un sans pareil : « À côté de l’inconscient, il y a le singulier du sinthome ».

 

La psychanalyse, pure ou appliquée, avance ainsi quotidiennement avec deux axes qui, pour être distincts, s’avèrent compatibles : celui du diagnostic, qui suppose des catégories et des classifications nosologiques, et celui de la différence absolue qui est le cœur du désir d’analyse. La pratique est alors guidée par une question qui concerne le rapport du sujet à sa jouissance.

La réflexion sur le symptôme conduit à se demander : «  Qu’est-ce que ça satisfait ?  et cette question est sensiblement distincte de la question. Qu’est-ce que ça signifie ? Le déchiffrement s’arrête sur le hors-sens de la jouissance ».

Nous nous attacherons cette année à cette clinique du détail et des choses de finesse, qui fait la richesse de l’éclairage analytique.

 

Les citations entre guillemets sont extraites du cours de Jacques-Alain Miller, L’orientation lacanienne, « Choses de finesse en psychanalyse », 2008-2009. (À télécharger sur le site de l’ECF).

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12.09.2018

Section clinique de Nice

25, Rue Meyerbeer 06000 Nice — 04 93 88 85 16 – philippe.de-georges@wanadoo.fr

 

LIENS EXTERNES

Association de la Cause Freudienne - Estérel-Côte d'Azur : www.acfeca.wordpress.com

Association Mondiale de Psychanalyse : www.wapol.org

Département de Psychanalyse Paris VIII : www.ufr-sepf.univ-paris8.fr

Ecole de la Cause freudienne : www.causefreudienne.org

Lacan Quotidien : www.lacanquotidien.fr

Université Populaire Jacques Lacan : www.lacan-universite.fr